C'est clair que l'histoire de ton amie, Camille, ça refroidit. On investit du temps, de l'énergie, parfois pas mal d'argent, et au final, l'établissement ne suit pas. C'est un peu le serpent qui se mord la queue.
Dans mon bloc, on a eu une discussion similaire il y a quelques temps. On se demandait si ça valait vraiment le coup de se lancer dans des DU si derrière, il n'y avait pas de reconnaissance concrète. D'autant plus que, d'après une étude de la DREES de 2021, seulement 35% des infirmiers ayant une DU voient une réelle évolution salariale ou de poste dans les 3 ans qui suivent l'obtention du diplôme. Ça laisse songeur, non ?
Après, je rejoins ArtisteVoyage75 sur le fait que la compétence acquise, c'est déjà un plus. Mais il faut aussi être réaliste : on ne fait pas une DU que pour le plaisir d'apprendre (même si c'est important). On espère aussi une contrepartie, que ce soit une meilleure rémunération, un poste plus intéressant, ou une reconnaissance de notre expertise.
Dans mon expérience, j'ai remarqué que les DU qui ont le plus d'impact sont celles qui répondent à un besoin spécifique de l'établissement. Par exemple, une DU en hygiène hospitalière ou en gestion des risques infectieux peut être très valorisée dans un contexte de crise sanitaire. Une étude de l'ANFH (2022) montre que les infirmiers spécialisés dans ces domaines ont 1,8 fois plus de chances d'obtenir un poste à responsabilité que leurs collègues sans spécialisation.
Mais bon, il faut aussi garder à l'esprit que toutes les DU ne se valent pas. Certaines sont plus reconnues que d'autres, en fonction de l'établissement, du domaine d'expertise, et des besoins du terrain. C'est un peu la loterie, quoi. Il faut bien se renseigner avant de se lancer, et ne pas hésiter à contacter des collègues qui ont déjà suivi la formation pour avoir leur retour d'expérience.